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Un idéal masculin et dandy

Un être masculin et viril

Quand j’étais enfant, je croyais que l’idéal masculin traditionnel était partagé par à peu près tout le monde : que tous les petits garçons voulaient, une fois devenus adultes, être grands, forts, virils, courageux et sages, entourés de femmes douces et agréables. Je croyais que la virilité et la masculinité en général étaient des choses naturelles, ni plus ni moins respectables que la féminité, mais en aucun cas honteuses ni toxiques. Si, comme moi, vous tendiez, enfant, à vous bercer de telles illusions, sachez désormais que vous aviez tort.

Car les faits sont là, et ils sont têtus : l’idéal vers lequel tendent la plupart de nos contemporains n’a rien à voir avec cette figure de sale macho hétérosexuel cisgenre et patriarcal (certainement un brin fasciste également, tant qu’on y est). Pour ces mâles 2.0, bien encombrés par des attributs masculins dont ils savent que faire, pas question de devenir des hommes. Faible, pleurnichard, dodu, esclave de la mode et de la télé, à l’écoute de ses émotions et de son côté féminin, ce type de mâle ne se soucie même pas de la beauté des femmes. Parce que vous comprenez, lui, il n’est pas grossophobe ; il ne juge pas selon les apparences ; il voit au-delà de la beauté des corps parce qu’il est d’une essence et d’un niveau de conscience tellement supérieurs. Se taper une obèse tatouée jusqu’aux trous de nez que son grand-père n’aurait même pas considérée comme éligible pour garnir un BMC ne lui fait pas peur, car il sait que, pour un homme, émettre la moindre exigence à l’égard de sa compagne est déjà oppressif.

L’Occident actuel a déclaré la guerre à la force comme à la beauté, à la santé comme à la clarté d’esprit, à la sagesse comme à la simple raison. Kalos kagathos (et kala kagatha) n’est plus un idéal vers lequel tendre, mais bien la marque d’une pensée odieusement réactionnaire. Le Spectacle médiatique valorise le vulgaire, le médiocre, le déviant, le fragile, à grands coups de charge mentale, de dictature de l’émotion et de masculinité toxique.

Pourtant, une telle époque, aussi sombre et folle soit-elle, n’en est pas moins, potentiellement, un âge d’or pour les hommes ayant conservé un brin de virilité. Les hommes de caractère se détachent désormais nettement du commun des mortels : ils représentent une véritable minorité avant-gardiste, une sorte de contre-culture.

La lutte pour le corps

Prendre son corps en main est le premier pas. Mais il ne s’agit pas de se comporter en Narcisse : même avec de beaux abdos bien découpés, un Dernier Homme reste un Dernier Homme. La lutte virile pour le corps consiste non pas à rechercher l’esthétique à tout prix (encore que celle-ci ne gâche rien) mais bien plutôt à développer une puissance effective. Si la beauté du corps masculin compte bien entendu, elle importe finalement moins que la discipline que l’on s’impose.

Faire de son corps un outil, et non un maître. Faire en sorte d’être, aujourd’hui, en meilleure forme qu’hier. Plus fort, plus rapide, plus performant, plus difficile à tuer. C’est tout ce qui importe. Et c’est déjà énorme, dans un monde où tout vous encourage à vous empoisonner, à céder à la paresse ou à la gourmandise. Pratiquer une activité physique au quotidien, ou, du moins, plusieurs fois par semaine, est l’un des plus sûrs moyens de cultiver sa discipline et de maintenir un esprit viril.

Corps masculin

Votre corps est un outil. A vous de faire en sorte qu’il ne devienne pas un handicap.

 

La lutte pour l’esprit

Tout comme l’être masculin digne de ce nom maintient une hygiène corporelle correcte, il maintient une hygiène mentale impeccable. Il lit, il pense, il se nourrit d’auteurs sains et de pensées viriles. Idéalement, il s’est débarrassé de sa télévision, car il a pris conscience qu’elle est, fondamentalement, un outil intrusif et délétère au service des puissances du Marché et des acteurs du Spectacle.

Lire et soulever de la fonte … même si vous ne faites que cela, vous vous trouvez déjà hors de portée d’une bonne partie de la culture victimaire contemporaine : vous savez que vos progrès, physiques comme mentaux, dépendront avant tout de vous-même, et que vous ne pourrez mettre vos erreurs, vos retards ou vos errements sur le dos de personne d’autre. Et à l’heure actuelle, c’est déjà énorme. Mais ça ne suffit pas.

La lutte pour la virilité

Refuser de s’excuser pour tout et n’importe quoi. N’assumer que ses propres actes, et non ceux que l’on prête à son sexe, son ethnie ou sa nation et pour lesquels on n’est pour rien. N’avoir aucune honte d’être un homme. Cultiver des vertus aujourd’hui quasiment éteintes, telles que le courage, la loyauté, le civisme et l’honneur, et en tirer une légitime fierté. Résister, sans agressivité mais avec fermeté, quand on vous bouscule. Se tenir droit. Refuser la novlangue et appeler un chat, un chat. Autant de traits désormais rares. Autant de marques d’un homme de caractère, qui ne craint ni son ombre, ni l’opinion du vulgum pecus. Et qui se place nettement en-dehors de l’air du temps. Le Zeitgeist contemporain, en effet, nous serine à longueur de journée qu’il est honteux de disposer de testicules (affreux méchant manspreader !) ; honteux, également, de se montrer combattif, sûr de soi et de ses valeurs (salaud intolérant !) ; honteux de faire référence au passé et au temps long (ordure réactionnaire !).

Faire preuve d’un esprit viril maîtrisé, puissant mais serein, permet de se placer à contre-courant de ces tendances et s’affirmer en tant qu’être d’exception parmi la foule des sous-êtres.

être un homme masculin

Être un homme, c’est déjà trop, pour nombre de nos contemporains

 

La lutte pour le désir

Last but not least : un homme authentique est en droit de trouver du charme aux belles femmes. Cela ne veut pas dire les harceler, ni se montrer incorrect. Mais il est normal, naturel et sain qu’en tant que membre masculin de l’espèce humaine, il y soit sensible. Normal, naturel et sain, également, qu’il préfère les femmes en bonne santé aux baleines terrestres, les jeunes filles au corps intact et sain aux tatouées aux cheveux bleus, les femmes élégantes et bien élevées aux pétasses insolentes. Tout l’enjeu, ici, est de faire face aux pluies d’injure avec flegme et décontraction. Oui, vous êtes grossophobe, validiste, psychophobe, mochophobe. Sans doute également êtes-vous transphobe, si vous avouez ne pas être attiré par les travelos.

Homme masculin beauté des femmes

Apprécier la beauté des femmes n’est ni une honte, ni une tare, ni un crime.

Mais affirmer, en matière de femmes, des goûts classiques et traditionnels, valoriser la beauté, la santé et l’élégance, la féminité et la distinction, refuser de soutenir, ni même de comprendre, l’hystérie et la vulgarité … autant de choses qui témoignent de votre force intérieure, de votre imperméabilité aux modes et aux diktats.  

Entretenir ses muscles et sa tête, cultiver un esprit viril et aimer les femmes belles … quoi de plus naturel, quoi de plus simple, d’allant de soi, pour les hommes des générations passées ? Quoi de plus simple, également, pour un homme normalement constitué, à qui il suffit de suivre ses penchants naturels, sans les laisser censurer par la propagande ambiante. Pourtant, à l’heure actuelle, de telles attitudes relèvent quasiment de la subversion.  Une telle situation, toutefois, n’est pas dénuée d’avantages : jamais autant qu’aujourd’hui, parmi la foule des sous-êtres dévirilisés, l’homme authentiquement viril ne s’est détaché avec une telle facilité, ni n’a exprimé avec autant d’éclat sa valeur et son caractère. A l’instar du dandy, qui se voulait moins veule que son temps, l’homme viril moderne brille par sa différence.

Illustrations : Desiré Matheus Ferrero Paul Gilmore Iler Stoe

 

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