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Pourquoi il faut cultiver ses différences masculines

Cet été, tandis que nous discutions de Major, une journaliste absolument de gauche et féministe de la première heure, m’a fait une confession tout à fait révélatrice. Elle m’a avoué que la plupart des hommes avec qui elle travaillait sans sa salle de rédaction parisienne n’étaient pas tellement intéressants, au prétexte, je la cite mots pour mots, « qu’ils étaient comme ses copines en moins bien ». J’ouvrais alors grand mes oreilles et lui demandais d’approfondir. En somme, ces hommes avaient désormais les mêmes centres d’intérêts que ses copines, les mêmes idées, les mêmes comportements, la même façon « d’être au monde », de sorte que, finalement, cette égalité des natures, hélas de plus en plus prégnante dans certains coins des grandes villes, les rendaient, de fait, beaucoup moins attractifs. Il en était ainsi pour elle et pour ses amies. Evidemment, je n’attendais pas mieux pour justifier l’existence de Major et de notre travail, surtout venant d’une journaliste de gauche féministe. L’indifférenciation des sexes, loin de conduire au paradis égalitaire fantasmé par les malades de l’idéologie dominante, conduirait-elle donc à moins de commerce entre eux ? Moins d’interaction ? Moins d’attraction ? Moins d’amour au final ? Tiens donc ! Voilà pourquoi il convient de cultiver ce qui fait de soi un homme et peut-être parvenir à déjouer à jamais la prédiction ô combien triste d’Alfred de Vigny quand il déclamait : « La Femme aura Gomorrhe et l’Homme aura Sodome, Et, se jetant, de loin, un regard irrité, Les deux sexes mourront chacun de son côté ».

Les règles de l’attraction

Les règles de l’attraction entre les sexes opposés, même si elles peuvent évidemment varier entre les individus (mais très légèrement seulement), comportent des constantes à la fois biologiques, sociologiques et psychologiques depuis les débuts de l’humanité, et, faut-il encore le rappeler, 20 ans d’idées nouvelles ne peuvent pas grand chose face à 4 millions d’années d’évolution. Les critères de sélection sexuelle et amoureuse des femmes ne sont pas les mêmes que ceux des hommes, et c’est bien souvent à travers leur différence de nature que la « magie » peut opérer. Les dernières études de l’évopsy (ou comment comprendre les comportements humains et leur psychologie à travers les déterminismes induits par des millions d’années d’évolution), que nous révélons en détails dans la Session Alpha, montrent que les attributs et traits dits « masculins » sont presque tous faits pour provoquer chez la femme le désir et la volonté d’union. Ces traits peuvent être physiques (symétrie, force, taille, pilosité, phéromones etc.), sociologiques (contrôle des ressources, statut social, sociabilité etc.) et intellectuels (volonté, audace, courage, culture, imagination etc.). Dans le règne animal, le mâle et la femelle développent généralement des traits physiques et comportementaux qui s’accentuent tout particulièrement en périodes dites « de chaleur ». En somme, mâle et femelle vont à chaque fois appuyer sur leurs différences pour trouver leur partenaire idoine. Les êtres humains sont-ils vraiment si différents ? A regarder l’Histoire et la réalité – même actuelle – il apparaît que non. Les femmes les plus attractives pour les hommes sont généralement celles qui développent au mieux leurs traits féminins (vestimentaires, maquillage, physiques – cheveux, seins, fesses, hanches etc. –, et caractériels – douceur, écoute, intuitions etc.). N’en déplaisent aux féministes du gender, il y a peu d’hommes qui sont attirés par des homasses musclées, à la voix grave, poilues, pas maquillées, et se comportant comme des hommes. La faute à la toxic masculinity ? Mais alors il faudrait aussi incriminer une toxic féminity qui fait que la plupart des femmes, même parmi celles qui se croient tout à fait féministes, sont encore majoritairement attirées par des critères absolument masculins lorsqu’elles se recherchent un partenaire, sexuel ou affectif. Conclusion sans appel de l’Histoire et de la nature : plus l’homme et la femme sont différents, plus ils s’attirent.

Il est plus difficile d’être différent aujourd’hui

La grande difficulté d’aujourd’hui réside dans l’égalisation des conditions physiques et sociaux-économiques entre les hommes et les femmes, laquelle rend la différenciation, et donc l’attraction, plus problématiques. Comment trouver et cultiver encore des différences entre un homme et une femme qui travaillent dans le même open-space, qui font le même travail derrière un ordinateur et le cul sur une chaise, qui gagnent le même salaire ou presque, qui regardent les mêmes séries sur netflix, qui mangent la même chose, lisent les mêmes choses et vivent chacun dans des appartements similaires ? D’abord, loin de nous l’idée de vouloir remettre en cause cette égalisation des conditions sociaux économiques. Celle-ci n’est pas le fait d’une « conquête » par des féministes, mais simplement l’évolution normal du travail, passé en un siècle du secteur primaire au secteur tertiaire, dans lequel une femme peut parfaitement être aussi bonne qu’un homme, voire meilleur. Dès lors, sa place nouvelle dans le processus de production (création, accès et contrôle des ressources) induit nécessairement et légitimement tous les droits dont elle bénéficie aujourd’hui. Mais justement, est-il encore possible, dans ces conditions, de cultiver la différenciation des sexes, et dans notre cas, de rester pleinement des hommes ?

Développement masculin

Le masculin, qui n’a jamais été une donnée en soi mais de tout temps quelque chose à travailler et à conquérir, l’est sans doute peut-être encore davantage aujourd’hui. Fort heureusement, il existe encore bien des voies qui permettent à l’homme de cultiver ses différences masculines vis à vis des femmes et de la société. C’est même tout l’objet de Major et de la session Alpha. L’homme peut encore développer physiquement ses traits naturels par le sport (sports de combat, sport à risques ou sport à fortes tensions compétitives, etc.), ses traits sociaux (création d’entreprises, prise de risques professionnelle, activités et sociabilité parfois seulement entre hommes etc.), ses traits psychologiques (goût pour la compétition, durcissement de sa volonté, ambition, esprit de conquête, instinct de protection, etc.), ses traits intellectuels (philosophie de vie, curiosité intellectuelle, volonté de comprendre le monde et de le maitriser etc.), ses traits éthiques (valeurs, sens de l’honneur, exigence etc.) ainsi que ses goût (films, livres, nourriture, type de vacances, et bien d’autres choses…). C’est à travers une sorte de développement personnel masculin constant que l’homme moderne peut, dans une société aux conditions sociaux-économiques égalitaires, parvenir à rester un homme.

Dernière chose : répétons aux oreilles malades que « rester un homme » ne signifie pas pour nous « pour dominer les femmes » mais bien plutôt « pour permettre que les deux sexes aient encore envie de se rencontrer », faire en sorte, en somme, que les hommes ne deviennent plus « des copines en moins bien ». A bon entendeur.

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