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Et si les féministes n’étaient que des grosses fainéantes ?

Pour bien comprendre ce que je veux dire, il faut aller faire un petit tour chez nos copines de Madmoizelle.com (pub gratuite), lire quelques uns de leurs articles, regarder quelques unes de leurs vidéos, et s’imprégner, tout doucement, de leur esthétique, de leurs thèmes et de leur discours.

Pour celui qui n’a pas forcément envie de vomir, ou de s’apitoyer (car elles font parfois de la peine, il faut le reconnaître…), je vais vous résumer, en gros, le message :

On é libre é inteligente

« Soi toi même et aime toi comme tu é – bite – on s’en fou dé convenances arrête de t’épiler – bite – té grosse, té moche té vulgaire et alors ? C sa qué bien – bite – on é tousse égo tousse pareil mé alafois tous différen (?) – bite – lé hommes sont lé méchans sauf s’ils nous aime comme on é – bite – parle de Q toute la journée é baiz avek kiki tu veu et comme sa tu croira que té une femme libérée – bite caca proute haha »

Ne me remerciez pas : je viens de vous faire un bon petit résumé de la « pensée » Madmoizelle, ce site de néo-féministes ultra-modernes, très bobos/18eme arrondissement de Paris, qui a, hélas, une influence assez notable sur nombre de jeunes femmes paumées par la société actuelle.

En parcourant leur site, une vérité m’a sauté au visage. Et si, en fait, toutes leurs idées et tous leurs comportements ne provenaient pas, tout simplement, d’une immense fainéantise ?

Explications

Un jour, une femme formidable m’a fait cette réflexion géniale : « elles veulent être « égales » pour s’éviter d’avoir à être parfaites ».

(Autant dire qu’à ce niveau là de réflexion, on a déjà perdu la moitié des lectrices de Madmoizelle. Mais continuons).

Sur Major, nous assumons le fait qu’il est dur d’être un homme. C’est dur, très dur même, mais justement : son mérite vient de là. C’est parce qu’il est dur de « devenir » quelque chose que l’on devient vraiment « quelque chose ». C’est toute la raison d’être de Major : aider les hommes à le devenir, afin de pouvoir jouir de leurs droits après, et seulement après, s’être acquitté de leurs devoirs.

Mais, à la vérité, nous pourrions dire la même chose pour les femmes. Il n’est pas non plus facile d’être une femme, et nous en convenons aisément. C’est la raison pour laquelle nous aimons d’ailleurs tant celles qui le sont.

La différence entre Madmoizelle et Major est celle-ci : quand ça devient dur, les unes préfèrent tout rejeter, quand les autres veulent persévérer. Les unes veulent faire table rase, les autres veulent bâtir encore plus haut.

La facilité ou l’exigence ? 

Pour les filles :

  • Est-il plus facile d’être vulgaire et de parler n’importe comment, ou d’être polie et de parler correctement ? Réponse : d’être vulgaire, évidemment.
  • Est-il plus facile de s’épiler, de se maquiller et de se faire belle, ou alors de ne plus rien faire ? De ne plus rien faire.
  • Est-il plus facile de se préparer sa vie durant à être une mère, ou au contraire de rejeter la maternité « parce que le corps d’une femme enceinte horrifie la rédac (sic) » ? Je vous laisse deviner.
  • Est-il plus facile de savoir contrôler ses émotions et de vouloir atteindre un idéal de fidélité ou au contraire considérer que « ce n’est pas grave de baiser comme on veut quand on veut » et que « la fidélité ça craint (sic) » ?
  • Est-il plus facile de correspondre à l’idéal féminin, à chercher à s’améliorer, à se perfectionner dans celui-ci, ou, au contraire, de rejeter tout idéal contraignant et à vivre « com on veu » ? A votre avis ?

J’en passe, et des meilleurs…

La maladie du ressentiment

Non pas qu’il faille tout accepter en bloc des anciens idéaux féminins et masculins, mais leur rejet catégorique est souvent non pas la preuve d’une réflexion profonde et sensée, mais uniquement le symptôme de l’immense flemme qui a gagné l’Occident.

Je reproche aux féministes de ce genre de faire passer ce qui n’est que leur fainéantise pour de l’idéologie, pour de l’émancipation et, en définitive, de l’intelligence. De choisir constamment la facilité et de camoufler leur abandon sous des justifications sophistiques.

Eh les chéries ! Ce n’est pas parce que vous avez la flemme de faire un boulot que ce boulot pue la merde !

Ce n’est pas parce que vous vous sentez incapables d’être parfaites qu’il faille tenter de dégueulasser la perfection !

Chez Major, on se méfie comme de la peste des incapables, des ratés et des égalitaires qui haïssent la vie, les idéaux et les traditions, parce qu’ils se haïssent eux-mêmes. Au prétexte qu’ils ne peuvent pas atteindre ces idéaux, trop durs, trop contraignants, trop exigeants, ils les couvrent de haine et estiment que ceux-ci sont mauvais par nature. Mais peut-être sont-ce ces individus qui sont « mauvais », et non pas les idéaux… Pensez à cela.

Moi aussi je peux décider demain de rejeter l’idéal masculin. Vouloir n’être plus que lâche, ne plus vouloir affronter la pression, cesser de me battre, ne plus avoir envie d’être père, rejeter toutes mes responsabilités, « me laisser aller », en définitive, et déclarer par la suite que si je fais tout cela, ce n’est pas parce que je ne suis qu’une flaque, mais seulement parce qu’en réalité, comme par hasard, cet idéal serait « mauvais, oppressif et stupide ». Voilà qui m’arrangerait bien !

J’ai conscience que l’idéal masculin et l’idéal féminin sont difficiles à atteindre, et que ceux-ci doivent être actualisés à la lumière de la modernité, mais j’ai aussi conscience que ces idéaux doivent perdurer pour, d’abord, être capable de se retrouver dans ce que l’on appelle l’Amour.

J’ai aussi conscience que tout ce qui appelle constamment à la facilité et au relâchement n’est en aucun cas la preuve d’une intelligence supérieure ou d’une « émancipation » qui conduirait à plus de liberté et plus de félicité, mais seulement un chemin misérable pour les êtres misérables qui tiennent à le rester.

 

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