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Manger comme un homme : 5 conseils pour une alimentation saine et non-fragile

Nous vivons une époque complètement déstructurée au point que les régimes alimentaires fleurissent de toutes parts, parfois plus ridicules les uns que les autres. Du régime paléo qui consiste à se nourrir comme un chasseur-cueilleur, au véganisme en passant l’obsession du label, on en vient à se demander à quel moment tout a déraillé au point qu’on se retrouve avec des armées de nutri-nazis sur le dos à chaque bouchée.

Certes, l’époque y est pour beaucoup, avec la mondialisation et ses fruits pas mûrs en provenance d’Afrique du Sud, le monopole des grandes surfaces qui veulent casser les prix, ou encore la dictature du rendement qui poussent les agriculteurs acculés à maltraiter aussi bien leur terre que leur bétail. Les problèmes sont là, certes. Mais est-ce une raison pour perdre soi-même le contrôle ? Pour en être réduit à s’accrocher à des régimes devenus, pour certains, de véritables religions ? Comment s’y retrouver ?

Cet article est un plaidoyer en faveur du retour d’un certain bon sens alimentaire, sans méthode toute faite et sans bons sentiments. En somme, il explique comment un homme doit manger, sainement, sans pour autant devenir un fragile obsédé par le quinoa ou les graines de chia.

1. Restez en haut de la chaîne alimentaire !

On est d’accord, l’industrialisation de la production de viande est une catastrophe, et les conditions d’élevage et d’abattage sont on ne peut plus critiquables. Le simple fait que ce ne soit plus le paysan qui tue ses bêtes sur ses terres mais une entreprise d’abattage à la chaîne est un véritable problème.

Et alors ? Faut-il pour autant se priver de viande ? Si ce système vous pose problème, très bien : allez acheter votre viande chez votre paysan, ou élevez vos poules. Mais sacraliser l’animal au point de refuser catégoriquement de se nourrir de sa chair en dit long sur le degré de dévirilisation des hommes qui se revendiquent du véganisme ou du végétarisme. Car oui : avoir une sensibilité pour les animaux n’exclut pas de les manger. L’homme consomme des protéines animales depuis la nuit des temps, c’est un fait. Si vous en doutez, demandez donc à vos quatre canines.

Refuser de manger de la viande, c’est céder sa place en haut de la chaîne alimentaire. Un acte ô combien symbolique. En toute circonstance, n’oubliez jamais que vous êtes un homme, et que l’animal est avant tout votre nourriture. Pour faire de l’animal une nourriture, il faut tuer, et la mort est rarement un moment agréable. Cet état de fait n’est plus admis aujourd’hui. On humanise l’animal, on lui reconnaît des droits, dont le droit de vivre librement sans finir dans une assiette. Or c’est l’ordre naturel des choses. Et s’intéresser au bien-être animal ne devrait en aucun cas le remettre en cause.

Vous ne tuez pas vous-même votre bétail, on est d’accord. Mais le symbolisme du régime carné demeure.

2. Mangez local

C’est, et ce devrait être, la première des règles de bases ! Le bon sens commence par consommer de la nourriture bien de chez soi. Arrêtez d’acheter des kiwis de Nouvelle-Zélande, des légumes provenant de la serre géante d’Espagne ou encore du poulet brésilien ! Si vous faites vos courses au supermarché, achetez de préférence des produits bruts, non-transformés, et régionaux ou français.

En parallèle, si vous vivez en province, vous avez forcément un grand nombre de fermes autour de chez vous qui proposent des produits en vente directe. Cette démarche présente le double avantage de consommer local tout en ayant un contact direct avec la personne qui produit votre nourriture. Si vous préférez vous épargner cette logistique, car c’en est une, parcourez les allées des marchés où les producteurs locaux tiennent leur stand.

Enfin, quoi de mieux pour un homme que de produire sa propre nourriture ? Si vous en avez la possibilité, renseignez-vous, faites-vous accompagner, et mettez en place votre propre potager, chez vous, chez un proche, ou dans les jardins familiaux que pourrait proposer votre mairie. De quoi vous permettre, au passage, de stocker de la nourriture afin de disposer d’un stock. La résilience est une valeur profondément masculine.

Bien-sûr, tout le monde n’a pas la possibilité, ou les moyens, d’appliquer strictement et intégralement ces conseils. L’important n’est justement pas d’en faire une obsession, un absolu, mais de tendre autant que faire se peut vers cet idéal. Vous mangerez des produits de meilleure qualité tout en défendant la production locale ou nationale.

3. Le gras, c’est la vie

L’époque où le gras était l’ennemi public numéro un de tous les vendeurs de régimes n’est semble-t-il pas totalement révolue. Que les choses soient claires : le gras que vous mangez n’a rien à voir avec votre graisse corporelle ! Au contraire, les (bonnes) graisses sont vitales pour notre fonctionnement (fabrication des membranes cellulaires, bon fonctionnement des neurones, augmentation du métabolisme…). Certes, toutes les graisses ne se valent pas, et il ne faut pas en abuser, mais faire du gras un symbole de la malbouffe est un raccourci grotesque.

Pour rester en bonne santé et maintenir une bonne condition physique, ce n’est pas le gras qu’il faut éviter, mais bien le sucre (et le mélange excessif des deux). Entre une saucisse de Montbéliard et un pot de Nutella, le choix doit être sans appel ! D’ailleurs, si vous le pouvez, il convient de passer rapidement à un petit déjeuner salé (oeuf, lard…) plutôt qu’aux céréales ultra-sucrées et raffinées que le marketing impose sur votre table (avec le célèbre jus d’orange, dont le taux de sucre est égal à celui d’un Coca-cola).

En résumé, un homme ne doit pas avoir peur de manger les matières grasses qui sont nécessaires au maintien de sa condition physique, mais devrait plutôt éviter la nourriture sucrée qui, disons-le clairement, est avant tout destinée aux enfants. Abandonnez la recherche du « 0% de MG » et l’achat de biscuits avec un lapin souriant sur la boite… sérieusement.

4. Tradition > Jean-Michel Cohen

D’une manière générale, en matière d’alimentation, référez-vous à votre bon sens. Si un doute persiste, il existe une méthode infaillible : regardez du côté de la tradition. Une tradition, quelle qu’elle soit, se peaufine au fil des siècles pour conserver le meilleur et se débarrasser du nuisible, afin d’assurer sa perpétuation.

Si vos semblables mangent tel aliment depuis des siècles, il est fort probable que cette référence prévale sur un régime moderne à la mode, sur l’avis de tel nutritionniste ou sur la récente étude de telle université américaine. Chaque année, des centaines d’études consacrées à la nutrition paraissent, se contredisant d’une année sur l’autre. Dans ce vacarme, il est difficile de s’y retrouver, et c’est pourquoi un recours à la tradition est à privilégier.

5. Bon sens et simplicité

La leçon principale qui doit ressortir de cet article est sans doute celle-ci : ne vous prenez pas la tête ! Si vous ne faite pas de compétition ou un sport à un certain niveau, il est inutile voire grotesque de peser vos aliments ou de compter les calories. Mangez des aliments bruts, sains, variés, complets, nutritifs, selon votre faim et à l’heure des repas. Ca s’arrête là !

Aussi, arrêtez d’aller chercher des raisons de bien manger dans l’éthique animale ou les conséquences écologiques. Faites plutôt parler votre bon sens ! Une pièce de boeuf du boucher vaut mieux qu’un steak haché sous vide origine UE ; une tomate de votre producteur sera bien meilleure qu’une tomate ayant poussée hors-sol au Maroc ; une alimentation variée vous fera moins de mal que de tourner au soda et aux chips. En choisissant le plus local et le plus authentique, on n’a naturellement plus besoin de réfléchir à la géopolitique de l’Indonésie ou à la production d’insuline de notre pancréas.

Pour finir, ne vous laissez pas déstabiliser par les études en tout genre qui paraissent au fil des mois, reprises en grande pompe par les sites d’actualité en quête de clics. Manger de la charcuterie ne donne pas le cancer, boire de l’alcool non plus. Comme pour tout, c’est L’EXCÈS qui génère des problèmes. Ainsi, tout ce que vous avez à faire est de vous comporter en homme, maître de ses actes, qui ne sombre pas dans la dépendance et l’abus.

S’il peut paraître difficile de s’y retrouver, il est néanmoins toujours possible de bien manger en écoutant son bon sens et en appliquant en conscience, comme dans tous les domaines de la vie, la discipline que se doit de tenir un homme.

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