Home > Cœur > Les femmes > Pourquoi les femmes aiment les loups mais veulent des chiens (partie III)

Pourquoi les femmes aiment les loups mais veulent des chiens (partie III)

Dernière partie de notre série sur l’homme entre le loup et le chien. Dans la première (ICI) nous avons vu les différences symboliques de représentations du loup et du chien et ce qu’elles signifiaient pour l’homme. Dans la deuxième partie (ICI), nous avons vu, à l’aune de ce Janus chien/loup inscrit dans l’homme, ce que la société attendait de lui et avait malheureusement tendance à favoriser. Dans cette dernière partie, nous allons voir, toujours par rapport à ce que le loup et le chien représentent, ce que la femme attend généralement de l’homme mais aussi ce qu’elle aime chez lui, et tenter de comprendre l’apparente contradiction entre les deux.

Le chien est l’homme parfait

 Le chien est fidèle. Il est sédentaire, restant le plus clair de son temps à la maison, et ne sortant que sous surveillance. Parfois, il peut un peu rechigner – et on aime alors son « petit caractère » – mais il est d’ordinaire obéissant. Il est utile, serviable, stable surtout : on peut compter sur lui sans craindre de mauvaises surprises de sa part. Et puis il est bienveillant. On le caresse, il nous lèche, nous câline, nous aime pour ce que nous sommes, malgré tous nos défauts. Le chien est l’homme parfait décrit par les magazines féminins et par les femmes qui rêvent de l’homme idéal pendant qu’elles grommèlent sur celui qu’elles se coltinent au quotidien.

Le loup, ce beau brun ténébreux

Le loup est un « connard », un « sale type », un « immature », sans doute un « macho ». Il regarde sa liberté comme son bien le plus précieux, et le contraindre à rester à la maison serait une épreuve quotidienne. Il est indomptable et instable. Il peut nous lécher un jour et nous mordre le lendemain. Dormir près de nous cette nuit mais avoir disparu au matin. C’est un chasseur et ne peut s’empêcher, même lorsqu’on le nourrit tous les jours, de préférer la chasse, instinctive, rude, celle dans laquelle il peut se tester. Et puis il est dur, investi dans un groupe d’autres loups dans lequel on ne gronde qu’en termes de domination, de compétition et de hiérarchie. Le loup est l’amoureux parfait, l’amant qui fait fantasmer, décrit lui aussi dans les magazines féminins et par les femmes qui rêvassent pour échapper à leur quotidien.

Résumons

SUJET : La femme tombe amoureuse du loup mais veut un chien. Et quand la femme trouve un chien, elle le trompe avec un loup. Mais quand la femme parvient à se maquer avec un loup, elle fait tout pour qu’il devienne un chien.

Vous avez 3 heures.

Contradiction génétique

Comment peut-on essayer de comprendre cette apparente contradiction féminine ? Peut-être bien dans la génétique et ses déterminismes, conçus pendant les millénaires de l’évolution. La femme, pour être sûre de transmettre ses gènes, avait besoin de deux conditions essentielles : de bons gènes pour les mélanger aux siens, et une stabilité de son environnement pour sa gestation et le sevrage de sa progéniture. Ces deux conditions sont donc deux objectifs, mais ils se contredisent.

D’abord, elle a besoin de bons gènes, c’est à dire d’un partenaire qui correspond le plus possible à l’excellence de son espèce. Cet excellence, elle la repère à travers tous les critères qui sont naturellement faits pour la mettre en avant : la beauté, le charisme, la dominance, l’intelligence, l’indépendance, le caractère, la force, le succès auprès des autres femmes (ses concurrentes), etc. C’est le loup. Il représente la pureté originelle de l’espèce, l’être sauvage parfaitement modelé pour survivre et procréer. Elle tombe donc amoureuse plus facilement du loup et ressent davantage de puissants désirs sexuels en sa présence. Mais cela ne suffit pas…

… car la femme n’a pas seulement besoin de trouver un bon géniteur pour être certaine d’avoir des descendants, elle doit aussi trouver un bon père. En effet, un enfant humain n’est pas sevré et indépendant avant de nombreuses années. De plus, la femme est fragile et vulnérable pendant sa grossesse et durant les premières années de son enfant. Elle a donc besoin d’un homme qui s’investisse pour elle, pour lui créer un environnement stable, propice à la naissance et l’éducation de son enfant. Elle a donc besoin d’un homme attentionné. Utile. Serviable. Fidèle. Stable. Le chien, en somme, car elle ne peut pas compter sur le loup pour cela.

Ces deux objectifs contradictoires, inscrits dans ses gènes, expliquent les désirs souvent paradoxaux des femmes, régulièrement amoureuses des « bad boys » mais ne voulant que des gentils garçons. A la lumière de l’évolution, ce qui apparaît préalablement comme un paradoxe et une contradiction se révèle d’une logique implacable qui induit généralement une double stratégie sexuelle féminine : coucher avec le loup, se marier avec le chien.

Tenter d’être les deux

Bien entendu, « coucher avec le loup et se marier avec le chien » relève d’un stéréotype. Cependant, si le trait est forcé, il n’en demeure pas moins vrai. Ce qui amoindrit la véracité de cette image dans la réalité est qu’un homme n’est rarement que loup ou que chien. Généralement, et heureusement, un homme possède les deux en lui, et peut passer de l’un à l’autre en fonction des circonstances, des exigences, de ses rencontres, de son âge et d’autres multiples facteurs.

Toutefois, connaître l’appétence double de la femme pour le chien et pour le loup permet de se prémunir contre les désavantages des deux et tenter d’en obtenir que les avantages. La meilleure stratégie d’un homme, en miroir de celui de la femme, serait donc d’être préalablement un loup (dont elle tomberait amoureuse), puis lui montrer qu’il peut devenir un bon chien (la rassurer), mais toutefois jamais le devenir complètement (sous peine d’être trompé ou quitté), et cela même (et surtout) si elle fait tout (inconsciemment) pour qu’il le devienne : lui céder serait la perdre.

La meilleure stratégie d’un homme en définitive, pour répondre à la double stratégie inconsciente de la femme, c’est d’être un chien loup. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous vous conseillons aussi
Sauvage, violent et libre : pourquoi on est red dingues de Red Dead Redemption
Les Centurions, derniers hommes de la littérature
La société a besoin de loups mais fabrique des chiens (partie II)
Qu’est ce qu’une femme perverse narcissique ?