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5 conseils pour avoir toujours raison dans un débat

Avant de vous livrer ces quelques conseils, inspirés du livre « L’art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer, il convient de soulever un point important, capital : la vérité objective n’a absolument rien à voir avec l’art de convaincre. 

Lorsque deux duellistes s’affrontent, le maître d’armes se moque de savoir qui est dans son droit par rapport à l’origine du conflit. Le combat est dicté par des règles qui sont indépendantes de la cause qui a amené ce dernier. Il en va de même avec la dialectique, sorte de joute de l’esprit. Certes, il est toujours avantageux d’avoir effectivement raison, et la dialectique est à bien différencier du sophisme, mais dans la plupart des cas, la vérité objective est bien difficile à déterminer. Vous-même n’êtes même pas certain de la détenir totalement. Il convient donc de la mettre totalement de côté.

Ceci étant accepté, voici 5 conseils de Schopenhauer qui vous aideront, dans vos débats, à avoir « toujours raison ».

1. Faite admettre votre thèse par étapes

Si vous souhaitez amener votre adversaire à approuver votre position, il vous suffit de l’y amener par étapes. Comment ? En lui faisant au préalable admettre une par une plusieurs prémisses, tout à fait recevables, sans dévoiler la conclusion vers laquelle vous l’amenez. Une fois ces prémisses approuvées isolément, il ne vous reste plus qu’à lui faire admettre la thèse finale qui est la conséquence logique des causes présentées précédemment. S’il s’oppose à la conclusion, n’hésitez pas à le tourner en ridicule en dénonçant son embarras et sa malhonnêteté. 

2. Poussez l’adversaire à polémiquer et à exagérer

Pousser votre adversaire à exagérer offre au moins deux avantages. Premièrement, il va être amené à caricaturer lui-même son propos, de sorte qu’il paraisse abusif à l’auditoire. Deuxièmement, et c’est là le plus important, cela vous permettra de réfuter facilement tout ce qui dépasse, tout ce qui sort des limites de l’acceptable, et de présenter la chose comme si, de cette manière, vous étiez parvenu à réfuter l’ensemble de sa proposition initiale.

3. Insistez sur les points qui mettent l’adversaire en colère

Lorsque, au fil du débat, vous vous rendez compte que certains points soulevés augmentent l’agressivité de votre adversaire, vous vous devez d’en prendre bonne note et d’insister particulièrement là-dessus. Faire sortir l’adversaire de ses gonds, tout en restant vous-même dans une posture calme et sereine, vous donne littéralement le contrôle de la joute et, bien souvent, la sympathie de l’auditoire. L’énervement de votre adversaire vous aidera à le pousser à l’excès et vous permettra de laisser entendre que sa colère est un aveu de faiblesse.

4. Utilisez des arguments d’autorité

Pour appuyer vos thèses et les rendre recevables à l’auditoire, il est important de bien préparer ses sources. Ainsi, avec des sources solides (des auteurs, penseurs, homme d’état, philosophes respectés, etc.), ce n’est plus vous qui parlez mais le camp de la raison ! « Chacun préfère croire plutôt que juger », disait Sénèque. Ce stratagème est d’autant plus efficace quand les sources citées sont non seulement des autorités reconnues en général mais surtout reconnues par l’adversaire lui-même. 

5. Cataloguez les thèses de l’adversaire

Lorsque vous êtes confronté à une affirmation de l’adversaire et que vous ne savez y répondre dans l’immédiat, il vous est possible de vous dégager de cette mauvaise posture et réfutant la thèse adverse par association. Il suffit de la cataloguer en l’assimilant à des doctrines peu appréciées, quand bien même cela n’est pas véritablement le cas. Nazisme, communisme, sectes… tout est bon à prendre. Ceci étant posé, il vous suffira alors de refuser de vous abaisser à répondre à des arguments si douteux. Certes, il s’agit-là d’une astuce assez « malhonnête », mais rappelez-vous : la vérité objective n’a rien à voir avec l’art de la dialectique !

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